La rhétorique selon Hosea K’öre Eidolon

Ota

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Staff SWRP
22/3/23
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La Rhétorique selon Hosea K’öre Eidolon

L’ensemble des éléments suivants, ont pour objet d’être un condensé synthétique des connaissances et des acquis en matière rhétorique du Maître Hosea K’öre Eïdolon dans un souci didactique.


La rhétorique est définie de la manière suivante : La rhétorique est l’art de l’action du discours, sur les esprits. L’éloquence peut être définie comme l’art de bien parler, la rhétorique quant à elle, est définie comme l’ensemble des procédés techniques permettant cette maîtrise de la parole.


Comme étant les deux faces d’une même pièce, la rhétorique comporte deux parties distinctes dont il faut comprendre le fond. La rhétorique, comme étant un outil de persuasion, ou la rhétorique comme art oratoire.

Nous pouvons définir le langage comme un système structuré de signes permettant l’expression et la communication d’un sens. Les animaux par exemple, communiquent ce qu’ils ressentent ou ce dont ils ont besoin par des signaux ou des comportements appropriés. La parole est l’usage que chacun fait d’une langue, notre façon de parler, de nous exprimer n’est pas seulement naturelle, mais aussi culturelle et elle peut donc évoluer, se transformer, et se travailler, voilà pourquoi on parle d’un « Art de la Parole », c’est à dire, un moyen pratique de parvenir à une fin.


les avantages et les mérites de la parole sont : la captation des assemblées humaines, la possibilité de séduire les esprits, influencer les volontés et les choix d’autruis, elle nous donne notre plus grande supériorité sur le monde animal, elle nous permet d’exprimer nos idées, et permet à un homme seul d’être supérieur aux autres. Elle nous a permis de nous tirer d’une vie rude et rustique et nous a mené à notre niveau de culture permettant de créer des civilisations. Elle permet de faire justice, de punir les malfaiteurs et d'aider les suppliants. En somme la parole nous place naturellement au-dessus des hommes ne la maîtrisant pas, elle est un don et un art des forts d’esprit et permet de faire basculer une opinion en sa faveur. Elle nous sert à obtenir ce que l’on veut, mais les donataires doivent faire preuve d’altruisme pour régir la société.


La cohérence de l’argumentation peut certes, d’un côté, séduire les esprits, mais son but doit être de permettre aux auditeurs de raisonner par eux-mêmes afin de comprendre la logique du discours et son exactitude. Voilà pourquoi il est nécessaire aux bons orateurs de proférer un discours bien travaillé et orné par la sagesse de la pensée et la noblesse de l’expression. Ce qui signifie que, la parole doit viser la vérité en vue d'éclairer le public pour le rendre plus sage, c’est à dire plus juste. Il est primordial de ne pas se perdre dans l’arrogance, et de ne pas utiliser ce talent pour corrompre un public à des fins nauséabondes, auquel cas, l’éloquence se transforme en manipulation assumée.


Tout discours se doit de suivre des étapes claires :

1 → L’invention ( trouver des arguments )


2 → La disposition ( mettre en ordre son discours )


3 → L’élocution ( intonation, temps morts...)


4 → La mémoire ( fait de retenir son discours sans support écrit )


5 → La présentation gestuelle ( l’attitude générale et non-verbale)


La mise en ordre du discours s'appuie sur une organisation codifiée.


Tout discours commence par, « L’exorde » ( ce qui vas annoncer le plan ) et est suivi de la « narration » ou sont exposés les faits et les arguments, pour finir, la « confirmation » qui amplifie et développe l’argumentation.


Voici quelques détails non-exhaustifs :

1 →Le discours Judiciaire ( vise à défendre ou accuser un prévenus )

2 →Le discours délibératif ( insiste sur ce qui est utile ou nuisible )

3 →Le discours épidictique ( qui a pour but de louer ou de blâmer quelqu’un. ex : lors d’une campagne politique )


L’orateur cherche à convaincre de trois manières différentes dans la rhétorique classique.


1 → Le « Logos » ( l’orateur utilise des arguments logique s’adressant à la raison de son auditoire )

2 → Le « Ethos » ( l’image que l’orateur cherche à donner de lui-même. Ceci permet à l’orateur de valoriser sa longue expérience )

3 → Le « Pathos » ( affecte les faiblesses (souvent utilisé pour attaquer personnellement les orateurs adversaires, et non leurs idées ou leurs arguments.))


Une question peut se poser : Quelle sensation procure l’éloquence à celui qui la possède ?
Les sensations que procurent l’éloquence sont exprimées comme étant de l’ordre d’un sentiment de reconnaissance du public. En effet, la parole fait éprouver à l’orateur le sentiment de « captiver l’attention ». l’orateur peut éprouver, grâce à la beauté de son discours, le sentiment qui repose sur la capacité de « séduire les esprits ». Dans ce cas, le discours doit entraîner cet effet, forcer l’admiration de ceux qui l’écoutent et toucher leur intelligence. Je reconnais aussi que l’éloquence procure un sentiment de détenir la capacité de modifier le raisonnement du public, ce qui permet d' entraîner à son gré les volontés, ou à son gré, les détourner d’un choix.


L’éloquence, inhérente à la rhétorique exige une foule de connaissances historiques afin d’embellir son discours.

Pour conclure, un bon orateur est un homme ayant la capacité de convaincre son auditoire par un grand nombre de facteurs. Il peut user de son image, de son éloquence, de sa répartie, de ses arguments, de sa connaissance et faire basculer les autres grâce à son talent. L’honnêteté, la sincérité et l’humilité doivent être ressenties pour captiver l’auditoire.


Les qualités reconnues à la rhétorique de manière générale sont : la capacité d’établir une relation entre la personne qui parle et celle à qui elle s’adresse ; le style oratoire repose sur l’élégance et le respect du public auquel on s’adresse. De plus, le contenu du discours lui-même doit être exemplaire, c'est-à-dire qu’il est fiable, objectif et dépositaire d’un savoir vérifiable et validé par les faits. En conclusion, la rhétorique, si elle vise à persuader, plaire et émouvoir vise aussi à instruire le public.

L’objectif étant de convaincre la personne à qui l'on s’adresse. L’une des stratégie consiste simplement à soutenir une thèse en déployant une liste d’arguments qui en montre le bien fondé. Cette stratégie peut être complétée par une seconde stratégie, à savoir, la réfutation de la thèse de l’adversaire. Dans ce cas, l’orateur s’attache à valoriser, à décrédibiliser les arguments qui s’opposent à son point de vue. Pour cela, il propose des contres arguments et des contres exemples dans le but de souligner, accentuer, des faiblesses, des insuffisances, du point de l’adversaire. Il peut aussi utiliser l’ironie, elle a pour finalité de faire adhérer le public à sa position sur la base d’une présentation, parfois caricaturale des positions adverses. Une autre stratégie peut consister à faire comme si on était d’accord avec la thèse adverse jusqu’au moment ou un exemple, un élément saillant permette de montrer, que si superficiellement, la position de l’adversaire n’est pas globalement mauvaise, il n’empêche que si on en détaille les objectifs, on ne peut que réaliser sa dangerosité. Et enfin, s’en être à proprement parler de l’ordre d’une stratégie discursive, certains, usent de la séduction pour renforcer la puissance de leur discours.

Attention : certaines manières de procéder en rhétoriques ne sont pas toutes foncièrement moralement acceptables. La plus connue, étant la sophistique. C’est un procédé rhétorique, une argumentation, à la logique fallacieuse. C'est un raisonnement qui porte en lui l'apparence de la rigueur, voire de l'évidence, mais qui n'est en réalité pas valide au sens de la logique, quand bien même sa conclusion serait pourtant « vraie »

Exemple connu : Ceux qui ne seront pas avec nous seront contre nous.
Il est donc possible de faire adhérer son auditoire, à l’idée de quelque chose de totalement faux, si les bons artifices sont utilisés.


Un bon orateur doit donc lier finesse de langage, apparence non-verbale, avoir une figure d’autorité et des arguments solides, et défendables.

Voici quelques conseils que je vous joint, et qui vous seront utiles, à condition d’en comprendre le sens, et de savoir les appliquer en fonction des situations et des orateurs adversaires. Il faut distinguer 3 situations bien distinctes. Les situations où vous vous trouvez en position de dominance, de soumission, ou d’égalité. Vous trouverez ici des conseils pour conforter une situation de dominance, pour emporter et prendre le dessus sur une situation de d’égalité, ou pour vous sortir d’une situation de soumission.

Toujours rester respectueux. Cela comprend de l’être dès le début du débat. Un débatteur respectueux et poli sera plus difficilement provoqué par les adversaires, les spectateurs pourront y voir de la méchanceté gratuite, ou simplement un manque d’argument.

Toujours rester ferme. Sans fermeté, votre adversaire pourra vous demander de vous répéter, de vous justifier, créant un trouble ou une discontinuité dans votre discours.

Aller à l’essentiel. Parler peu, et uniquement de ce dont pourquoi vous débattez. -> Votre temps est précieux, et vous n’êtes pas venu pour discuter avec lui, faites le comprendre à votre adversaire.

Ne jamais demander la permission pour quelque chose qui est acquis. Demander la permission, l’accord de quelque chose qui est déjà le vôtre, montre votre incertitude et peut permettre à votre interlocuteur de répondre négativement à quelque chose que vous aviez déjà. Exemple : Vous prenez déjà les points stratégiques de Tatooine sans être en alliance avec le Cartel des Hutts, ne leur demandez pas si vous en avez toujours le droit si jamais vous entrez en alliance avec eux et que le point n’est pas abordé.

Soyez abstrait. Tournez la discussion de manière à ce que vous ayez le pouvoir de validation final = Vous vous conforterez dans votre posture de supériorité.

Reconnaître ses torts. Reconnaissez vos torts, sans vous dévaluer, en proposant directement une solution qui vous sera favorable. En restant très calme. Reconnaître ses torts avec élégance vous permettra de vous défaire de l'emprise de vos adversaires, sans donner suite à leurs arguments. Exemple : “Les soldats de la république ont pris en otage notre régent !” *réponse possible* “Il est vrai, je vous l’accorde, mais je ne suis pas un soldat de la république. Je propose de discontinuer le modèle actuel, de manière à scinder en deux parties les diplomaties Jedi, avec qui vous n’avez jamais eu de problèmes, et celles des républicains.”

Ne pas se laisser impressionner. Dans un débat purement verbal, vous avez tout autant vos chances que l’adversaire. Ne pas se laisser impressionner verbalement par la domination. Votre meilleur arme est la parole. Face à la domination, où à sa tentative, la meilleure arme est la contre-attaque.

Ne jamais se laisser imposer un ultimatum. ne subissez pas un ultimatum. Redéfinissez les termes d'un contrat désavantageux. Exemple : “Vous avez jusqu’à demain pour payer !” *Réponse possible* “Je comprends votre colère. Je propose de nous réunir calmement demain pour discuter de tout ceci.”

Défaites vous des insinuations douteuses. Défaites-vous des insinuations. Utilisez l'humour en public peut-être une bonne manière de déstabiliser votre adversaire, notamment en prenant le public comme témoin, afin de le faire rire de votre adversaire, tout en restant dans la bienveillance pour ne pas qu’il se mette sur la défensive.

Utiliser la prétérition. “Je ne vais pas vous dire que l’Empire vous a, par le passé, attaqué plusieurs fois, parce que cela ne m'intéresse pas. Ce qui m'intéresse c’est de pouvoir conclure une alliance avec nous.”

Tourner l’adversaire en ridicule, l’obliger à se justifier (L'utilisation de l'humour possible). Vous nous dites qu’il est impossible que l’Empire ait pu attaquer des Jedi dans votre ville, alors que vous nous avez déjà proposer la possibilité d’attaquer des Sith en ville contre de l’argent.”

Marquer le mécontentement. Notamment lorsque l’on vous coupe la parole : “Ne vous inquiétez pas, je termine ce que j’ai à dire et je vous laisse parler.” Vous pouvez nuancer votre propos “Je serais ravi d’entendre ce que vous en pensez, mais laissez-moi finir et vous saurez ce que j’en pense.”

Niveau de langue employé. Ce qui fait la différence entre quelqu'un d'éloquent, et quelqu'un qui ne l'est pas : la remise de la négation. "On ne peux pas dire que l'on soit en sécurité dans cette ville" plutôt que "Cette ville est dangereuse" = enrichissement du vocabulaire et niveau de langue. = se défaire des expressions toutes faites "alors, euh, genre". La manière dont vous parlez impacte la manière dont vous êtes perçu. Vous allez être jugé sur votre niveau de langue, alors tâchez d’en avoir un correct. Utilisez des expressions plus soutenues -> Ce fut rudement long ; Plutôt que “c’était chiant”.

Laissez l’adversaire se défaire lui-même. N’entrez pas dans le jeu d’un adversaire provoquant, rester extrêmement calme et impassible sans répondre à ses provocations, tout en restant objectif. A la longue, l’adversaire s’arrêtera de lui même, ou passera pour un idiot en manque d’arguments aux yeux de tous.

Créer la demande. Mettez vous dans une situation où la discussion doit obligatoirement passer par vous (lorsque vous devez répondre par exemple ) et marquez une demande. = Une pose de quelques secondes afin de créer la demande, obligeant tout le monde à vous attendre imposera votre domination. Vous devez également gérer vos temps morts. Ne pas réciter son discours d’une traite, marquez quelques poses, tout en faisant comprendre que vous n’avez pas terminé, pour obliger l’auditoire à vous attendre.

Ne pas tricher. Ne pas incarner quelqu’un d’autre, s’incarner soi-même. Incarner quelqu’un vous obligera à vous demander ce que la personne aurait fait, créera des situations anormales, vous fera bafouiller. S’incarner soi-même, à la perfection, réagir de manière naturelle selon vos propres expériences vitales, vous permettra de créer un discours plus fluide et naturel.

L’attitude. La manière dont vous abordez un individu, est le premier contact rapproché avec lui. Vous vous devez d’avoir une posture autoritaire et conquérante, sans qu’elle soit agressive. Lors d’une poignée de main par exemple : Tenez vous droitement, et prenez la main de votre adversaire fermement, sans être agressif. Vous pouvez même vous permettre de retenir sa main quelques secondes lorsque vous sentez qu’il souhaite se retirer, tout en lui faisant un grand sourire, continuant quelques mouvements de mains, avant de la lâcher, sans être abusif, pour lui faire passer de manière informelle que vous avez le dessus. Il vous faut également contrôler vos respirations et éviter de bafouiller.